A PROPOS DU FONDS MONDIAL
En 2001, Kofi Annan a demandé aux leaders mondiaux d’accorder entre 7 et 10 milliards de dollars supplémentaires par an afin d’instaurer le Fonds Mondial. Dès lors, le Fonds Mondial s’est rapidement développé, devenant la principale source de financement de programmes de lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme, avec un financement approuvé de 11.4 milliards de dollars, pour plus de 550 programmes menés dans 136 pays.
Les programmes mis en place par le Fonds Mondial ont considérablement augmenté l’offre de services tels que :
• Le traitement contre le sida pour 2 millions de personnes actuellement sous anti-rétroviraux (ARV)
• Le traitement contre la tuberculose pour 4.6 millions de personnes sous traitement sous surveillance directe (DOTS)
• La distribution de 70 millions de moustiquaires répulsives (ITNs) pour protéger les familles du paludisme.
Les estimations démontrent que 2.5 millions de vies ont été sauvées depuis la création du Fonds.
TRANSPARENCE, RESPONSABILITE ET RENTABILITE EN PERIODE DE CRISE ECONOMIQUE
Dans cette période économique incertaine, les pays pauvres ont plus que jamais besoin de soutien. Leurs propres capacités d’adaptation sont menacées et ils ne peuvent pas supporter les pertes dues aux maladies et à la mort. Selon les estimations, le paludisme coûte au continent Africain 12 milliards de dollars chaque année en pertes directes, et beaucoup plus en croissance économique à long terme (McKinsey Co./Malaria No More). Il est clair que nous ne pouvons pas nous permettre de gaspiller l’aide économique étrangère. Nous devons au contraire augmenter les investissements qui sont efficaces et responsables.
Toutes les subventions du Fonds Mondial doivent être sûres pour être approuvées. Elles doivent pouvoir être financées en continu et faire preuve de transparence dans leur gestion des ressources – une combinaison qui rend le Fonds unique dans le monde de l’aide internationale. Un Groupe d’examen technique indépendant doit approuver chaque subvention avant d’accorder le financement – qui est ensuite basé sur la performance : les programmes doivent atteindre des objectifs spécifiques tout au long du cycle de subvention.
Le public peut observer le progrès de toutes les subventions via le site Internet du Fonds Mondial, qui publie aussi des évaluations indépendantes sur la performance de l’organisation elle-même. Pour chaque subvention, une société d’audit indépendante et respectée est sélectionnée afin de surveiller et contrôler l’affectation des ressources. (Voir aussi : www.theglobalfund.org)
LE PLUS IMPORTANT CYCLE DE FINANCEMENT JAMAIS REALISE- Atteindre les objectifs
En novembre 2008, le Fonds Mondial a réalisé son plus important cycle de financement depuis sa naissance, avec plus de 6 milliards de demandes de subventions en provenance des pays en développement. Plus de 3 milliards de propositions de haute qualité ont été approuvées par le Groupe d’examen technique indépendant du Fonds Mondial. Les pays du monde entier vont donc revoir à la hausse leurs demandes de ressources. Ce cycle de financement représente, par exemple :
• 4.5 millions de personnes dépistées pour le VIH au Nigeria ;
• 30 millions de moustiquaires distribuées afin d’atteindre chaque ménage en République Démocratique du Congo ;
• Diagnostics et traitements de pointe pour la Tuberculose pharmaco-résistante proposés à chaque personne dans le besoin au Lesotho.
En 2007 le Conseil du Fonds Mondial, comprenant notamment les gouvernements donateurs et récipiendaires, s’est accordé sur la nécessité de hisser le budget annuel du Fonds Mondial à 6-8 milliards de dollars d’ici 2010. Les leaders du G8, qui se sont réunis à Heiligendamm cette même année, ont réitéré l’objectif de tripler la taille du Fonds. La réalisation de cet objectif est en bonne voie, mais le financement des donateurs n’a pas suivi le pas.