5 milliards de dollars sont nécessaire afin de financer la lutte efficace contre le sida, la tuberculose et le paludisme, ces trois pandémies qui tuent près de 6 millions de personnes par an.
Oui, 5 milliards, cela paraît beaucoup, mais il ne s’agit que du 0,3% des 1500 milliards que les pays du G8 viennent tout juste de mobiliser suite aux folies des spéculateurs financiers.
Nous demandons à la France d’honorer ses engagements en matière de santé dans les pays du Sud, car avec le 1% du plan de sauvetage bancaire, Nicolas Sarkozy peut contribuer à sauver 3 millions de malades !
Vous avez la possibilité d'écrire en au Président de la République :
Monsieur le Président de la République,
En tant que citoyen de la République française je suis fier de savoir que mon pays est l’un des plus importants contributeurs du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
Ce mécanisme de financement a tout changé face au sida et aux autres pandémies meurtrières, au point que les pays en développement ont annoncé un triplement en 2010 de leurs efforts anti-pandémies par rapport à 2007.
Je sais qu’aujourd’hui le Fonds mondial manque de 5 milliards de dollars pour répondre aux demandes des pays les plus fortement touchés par ces pandémies.
5 milliards de dollars ça paraît beaucoup, mais c’est seulement 0,3% des 1500 milliards que les dirigeants du G8 viennent de mobiliser suite aux folies des spéculateurs financiers.
Sur ces 5 milliards de dollars, il revient à la France d’en apporter au moins 200 millions (soit 150 millions d’euros), car notre pays concentre 4% de la richesse mondiale selon l’ONU.
Vous aviez affirmé lors du dernier G8 être en faveur d’un accès universel au traitement du sida, c’est à dire stopper cette hécatombe planétaire en triplant le nombre de malades traités. Comment tenir cet engagement à tripler si la France refuse d’augmenter sa contribution au Fonds mondial en 2009 ? Comment, face aux millions de vies en jeu, refuser un effort supplémentaire de 0,3% ?
Je vous demande donc, Monsieur le Président, de confirmer publiquement, en amont de la conférence de
financement du Fonds mondial organisée par M. Zapatero le 30 mars prochain en Espagne, que la France va donner 150 millions d’euros de plus pour
contribuer à combler le trou des 5 milliards, et ainsi sauver les 3 millions de malades dont la vie et le traitement dépendent du Fonds mondial.
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